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Abrège de l'histoire de Groß-Bieberau
C'étaient les données naturelles qui ont attire les hommes, il y a 5000 ans déjà,
dans les environs de Groß-Bieberau, où se réunissent les vallées des deux petites
rivières de la Gersprenz et du Fischbach. La Situation de Groß-Bieberau au bout
de la petite plaine triangulaire de Reinheim paraît avoir été importante, car c'est
par là qu'on est toujours entré dans la région montagneuse de l'Odenwald venant
de la grande plaine du Rhin et du Main. A l'endroit où la plaine touche à la montagne,
des dépôts de loess, apportés pendant la période glaciaire, ont formé un terrain de
collines. Ce sol fertile de glaise et de loess a été cultivé dès le néolithique, aujourd'hui
encore c'est une région d'exploitation agricole intense où se cultivent la bette-
rave sucrière et le blé. Sur le territoire actuel de Groß-Bieberau, les tumuli dans les
forêts, de nombreuses découvertes faites dans le sol et les anciens chemins sur les
hauteurs témoignent de peuplements préhistoriques continuels, tels de peuples
venant du bassin danubien en Hongrie ou de la Thuringe. Près de Lichtenberg, on
peut voir encore une sorte d'enceinte préhistorique qu'on appelle la 'Heuneburg'.
Elle a servi de centre pour le peuplement et le développement économique de la
région, alors que, par la suite, les vieux chemins sur les hauteurs ont pris de
l'importance pour sa structuration politique.
Les Romains, les Alamans et les Francs ont marqué la région par leurs conquêtes
successives. Les vestiges d'une villa romaine ont été trouvés à Groß-Bieberau
même, sur le terrain de la brasserie Schönberger. Les restes de provenance alémanique
sont plutôt rares, on n'en a trouvé que dans l'enceinte de la 'Heuneburg'
qui, à cette époque-là, semble encore avoir servi de refuge pour les habitants des
environs. Pendant la période d'aménagement de la région par les Francs, il y avait
une sorte de domaine à la place même de Fancienne villa romaine. Son importance
s'explique par sa situation entre deux chemins sur les hauteurs voisines qui se réunissaient
près de Reinheim. Dans un document datant du 2 septembre 787, du
règne de Charlemagne donc, on trouve la première mention de cet habitat sous le
nom de 'Biberaha'.
Au cours du Moyen Age, le village se développe comme complément économique
du centre politique de la région qui s'était établi à Lichtenberg. L'empereur Henri
VII a concédé des privilèges au comte Diether VI de Katzeneinbogen pour son
château fort et le village y appartenant 'Bibera', comme on rappelle encore en
langage courant. A partir de 1312, il y avait unjour de marché chaque semaine et
plus tard, quatre foires par an, suspendues depuis peu seulement.
Le même document concède aux comtes de Katzenelnbogen le droit d'accueillir 12
Juifs comme 'Hôtes' dans leur village et qui devaient leur payer des sommes considérables pour
être 'protégés'. Ces Juifs formaient le noyau d'une populationjuive devenue assez
nombreuse par la suite.
Mais on ne vivait pas toujours en paix à Groß-Bieberau. De temps en temps, le
bourg s'est trouvé mêlé aux petits et grands conflits politiques. On sait qu'il y a eu
des rançonnements en 1422 et en 1518, que les habitants ont participé à la guerre
des paysans en 1525. Pour les temps de détresse extrême pendant la Guerre de
Trente Ans, c'est la chronique du pasteur Minck qui en témoigne de manière impressionnante.
Après ces temps de crise, le développement général a repris et GrofS-Bieberau est
redevenu un bourg important avec de nombreux paysans assez aisés et les entreprises
artisanales correspondantes ainsi que plusieurs tourneries qui ont fourni les bases
de l'industrie actuelle.
En 1900, on a fondé une sorte de collège offrant des cours complémentaires d'instruction générale.
Après plusieurs formes intermédiaires, la 'Albert-Einstein-Schule' de Groß-Bieberau constitue
maintenant un centre scolaire qui correspond à peu près à un collège avec un lycée.
L'aspect de la ville actuelle (Groß-Bieberau est ville depuis 1962) est marqué par
de nombreuses maisons à colombage et par l'église protestante de 1730 qui se
trouve à l'emplacement d'une chapelle franque dédiée à Saint Michel. Celle-ci avait
été remplacée par une construction dont il existe des vestiges dans la tour de
l'église actuelle. A la suite de l'établissement de nombreux expatriés catholiques
dans la commune, après la guerre de 1939-45, une église catholique a été construite
en 1957.
Pendant une promenade par les rues, quelques bâtiments publics
se feront remarquer: le monument aux morts des deux guerres, sur une colline au
dessus de la ville; l'école primaire de 1950/52; le poste de pompiers de 1954
agrandi en 1979; la chapelle du cimetière de 1961; le centre scolaire terminé en
1967 et agrandi en 1985; la nouvelle école maternelle de la paroisse protestante
inaugurée en 1972. Au cours de la réorganisation du centre, on a construit une
caisse d'épargne, un centre pour les personnes âgées et on a projeté un centre in
tercommunal de services sociaux. Il y a, en outre, les établissements industriels qui
pourraient intéresser les visiteurs. La mairie, par contre, est d'un aspect plutôt
modeste. Des quartiers modernes entourent le vieux noyau de la ville. Ils ont fini par
faire de Groß-Bieberau une commune de structure sociale mixte avec un caractère résidentiel très marqué.
Depuis 1972, le village de Rodau, très vieux lui aussi, est incorporé dans la commune de Groß-Bieberau.
(Texte de base par H. H. Weber et W. Wackerfuß, traduit par D. Otto)
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